Dieux elfes

Tous les dieux et déesses elfes, auxquels on fait référence sous le terme collectif de la Seldarine, vivent ensemble à Arvandor, la Haute Forêt, sur un des plans de l'Olympe. Ils sont considérés comme étant les rejetons de Corellon, ou nés des archétypes/âmes élémentaires/esprits des bois et forêts. Ils sont considérés comme parents entre eux, bien que les détails puissent varier (par exemple, parfois Sehanine est la compagne de Corellon, parfois elle est sa fille et soeur de Labelas Enoreth, dieu du temps). Les mythes elfes peuvent être complexes et subtils sur ce point. Dans au moins quelques versions, Hanali Celanil, déesse de l'amour et de la beauté, est considérée comme l'émergence de l'amour spirituel des anciens elfes pour leurs terres natales. Ainsi, un amour spirituel et transcendant est considéré comme l'origine d'une divinité de l'amour qui est physique esthétique aussi bien que spirituelle. Des croyances aussi sophistiquées sont typiques à la race elfe.

Les divinités elfes sont des êtres inhabituels capables de se manifester comme êtres des deux sexes, et ont des traits distinctement androgynes. Ils sont toutefois généralement représentés dans l'art et la mythologie sous une forme au genre défini . donc Hanali et Sehanine sont presque toujours sous forme femelle, alors que Labelas est généralement mâle. Corellon, bien que masculin, est toujours représenté avec une frappante beauté androgyne (comme il convient pour les créateurs, qui incorporent les principes masculins et féminins).

Alors que bien des thèmes sont reflétés dans les panthéons elfes, ceux de la magie et de la nature prédominent. L'unité elfique dans la vie et la nature est tellement mise en avant que la frontière entre les elfes et leur environnement en devient floue.

Les divinités et la théologie elfiques mettent toujours en avant la tolérance pour les autres créatures amicales et d'alignement bon, spécialement celles qui partagent les bois et forêts des elfes, et les divinités sylvaines et leurs peuples. De nouveau, ceci reflète l'amour des elfes pour leurs terres, ainsi que leur nature chaotique bonne, respectant le droit à l'existence de chaque créature ainsi que l'opportunité de vivre une belle vie.

Corellon Larethian (dieu supérieur)

Corellon Larethian est l'incarnation des plus hauts idéaux de la race elfique. Il est le créateur de la race elfe; ainsi que de tous les dieux elfes; il peut assumer la forme des deux sexes, mais apparaît généralement sous forme masculine et est habituellement vénéré sous cette forme. Les elfes naquirent du sang de Corellon, et ils ne l'oublieront jamais.

Corellon est un puissant dieu guerrier, qui protège ses précieuses créations. Ses mains ont la grâce de celles d'un artiste ou d'un sculpteur, mais manient des armes d'une indicible puissance. La force martiale de Corellon, vive et terrible, tranche avec sa voix douce et son apparence d'une beauté surnaturelle. Corellon est, pour sûr, un artiste et poète, un musicien et barde, et un patron de la magie; mais il est toujours le guerrier. Les elfes n'oublient pas cela.

Corellon est responsable du bannissement des elfes noirs (drows) de la surface du monde, après que la maléfique Lolth ait corrompu certains elfes. L'existence des drows est une source de honte pour les elfes de la surface, un modérateur à toute la fierté excessive qu'ils pourraient tirer de toutes leurs prouesses et talents. et un conte moral pour eux : beaucoup de contes elfes insistent sur le fait qu'une fierté démesurée pourrait les voir de nouveau corrompus. Le mal extérieur qui corrompt (Lolth) est sans pouvoir sans une infime source intérieure de corruption. Le triomphe de Corellon sur Lolth et le bannissement des drows prend place sous la forme d'une bataille épique dans la mythologie elfe. Alors que Corellon repoussait Lolth dans les profondeurs. les nuages noirs et obscurs générés par la reine araignée se dissipèrent de sur le champ de bataille et permirent au soleil de baigner les plaines jusque là assombries Les drows fuirent effrayés vers les terres maudites qu'ils habitent actuellement.Corellon apprend aux elfes restants à maintenir une vigilance armée et magique contre tout retour de ces ténèbres bannies – et aussi contre la perversion intérieure qui permit à Lolth de corrompre certains des elfes de la surface au temps des Anciens.

Corellon est souvent appelé « défenseur et protecteur de ma vie » par un elfe en péril, ce qui reflète son rôle de gardien. Alors que d'autres divinités traduisent la joie, les délices et l'accomplissement des elfes, Corellon est un éternel gardien qui veille sur eux. Ce n'est que quand il est temps pour eux de quitter les mondes qu'il a aidé à créer qu'il confie ce gardiennage à Sehanine. Corellon ne dort ni ne se repose jamais. Son esprit vital coule de et vers les elfes et leurs terres. et alors que les elfes mortels s'endorment et rêvent, Corellon n'abandonne jamais sa garde. Ceci le place en fort contraste avec Sehanine, son antithèse que les mythes décrivent comme sa compagne.

Toutefois, alors que Corellon veille sur les terres des elfes, il est éternellement ouvert à l'apprentissage. C'est un paradoxe typiquement elfique qu'un dieu si versé dans les arts et l'artisanat, et si sage, ait toujours à apprendre des mortels. Le conte mythique de Lafarallinn et Corellon est une excellente illustration de cet aspect du dieu. La puissance de Corellon renforce son authentique humilité, et cette humilité est une des sources de sa puissance.

Le rôle de Corellon en tant qu'homme d'art et artisan est enraciné dans son amour de la vie, de la croissance et de l'abondance. Les créations artistiques de Corellon ont habituellement une place prééminente dans la mythologie elfe, et elles ont généralement des propriétés de croissance et d'émergence. Corellon crée des labyrinthes magiques dans les bois qui révèlent leurs secrets à ceux qui sont guidés lorsqu'ils les explorent, des sculptures vivantes d'eau pure, des « illusions » d'air et de vapeur qui révèlent la connaissance, et bien plus.

Corellon veille particulièrement aux frontières des terres des elfes. Les présages sont révélées sous la forme d'étoiles filantes, par cristallomancie, inspirations soudaines et un sentiment de force physique avertissant le prêtre de l'imminence d'un danger inattendu.

Caractéristiques

AL cb ; ALF cb (tout elfe non maléfique) ; ZdC magie, arts et artisanats, musique, guerre ; SY croissant de lune

Devoirs du clergé

Les prêtres de Corellon se doivent d'être les leaders des communautés elfes de plusieurs manières. Ils ont un rôle prééminent dans le développement de leurs talents de combat, et leur enseignement, de la magie, et des arts et artisanats (un prêtre est censé se spécialiser dans au moins un art ou artisanat). Ils doivent servir de médiateurs dans toutes les disputes, et maintenir de bonnes relations avec les prêtres des autres divinités elfes et sylvaines.

Obligations et pouvoirs

CR For 11 Int 11 ; AL cb ; AP toutes ; RA toutes ; SI Générale, Astrale*, Chaos*, Charme, Combat, Création, Garde, Soins, Nécromancie, Protection, Conjuration*, Soleil, Pensée*, Guerre. Vigilance ; PC 1 ) +2 au Charisme envers les autres elfes 5) +2 aux jets de sauvegarde/poison, réussite automatique contre les venins d'araignée 9) les gobelinoïdes font leurs jets de sauvegarde contre les sorts de ce prêtre à -2 ; RM repousse ; LN 16 ; DV d8 ; Chamans oui

Chamans

CR Std ; AL N'importe quel bon ; LN 7 ; DV d4

Sehanine, l'Archelune (déesse intermédiaire)

Bien que le symbole de Corellon Larethian soit un croissant de lune, c'est la déesse Sehanine que les elfes identifient le plus à la lune (et surtout à la pleine lune). Sehanine est celle qui gouverne les divinations, les présages et ce qui est considéré comme la magie subtile : illusions. magie élémentaire (de l'air), altérations, et ainsi de suite. Elle est aussi une protectrice contre la folie.

Le second rôle de Sehanine est partagé avec Labelas Enoreth, dieu du temps. Labelas a octroyé la longévité aux elfes, et il veille au déroulement de leur vie ; mais Sehanine veille sur le passage des esprits des elfes en dehors du monde. Elle est donc une protectrice des morts et une gardienne. Elle guide ces elfes qui ont fait leur temps sous leur forme mortelle, et qui veulent quitter le monde rassurant qu'ils connaissent pour un lointain refuge. Ces terres « de l'Éternelle Rencontre » sont jalousement protégées des étrangers, notamment par les puissantes illusions de Sehanine. Sehanine veille également sur les longs voyages, physiques et spirituels. (Dans les cultures elfes qui proclament la réalité de la réincarnation, elle travaille avec Corellon à guider les esprits vers la meilleure réincarnation possible.)

Quand vient pour un elfe le temps de quitter les terres ordinaires des mortels, il est courant que l'individu passe de longs moments de rêve éveillé. Le moment exact ou ceci se produit est inconnu des elfes, même des prêtres de Sehanine. C'est généralement évident pour les autres elfes lorsque quelqu'un subit ce changement, mais deux passages clés sont définitifs. Premièrement, Sehanine envoie à l'elfe une vision de l'endroit où il doit commencer son voyage pour quitter ce monde (et le guide ensuite par des intuitions). Deuxièmement, il apparaît un croissant opaque révélateur, “l'Archelune” du nom honorifique de Sehanine, dans le cristallin de l'elfe. Quand un elfe d'une grande Sagesse et très accompli doit faire ce voyage, l'Archelune sera pleine. Exceptionnellement, à ce moment, d'autres elfes rejoindront dans une transe celui qui est sur le point de partir, et partageront ses souvenirs et sa connaissance dans une communion télépathique directe.

Sehanine se préoccupe rarement personnellement de ce qui se produit sur le Plan Primaire, excepté la toile d'illusions autour des retraites secrètes des elfes, et le guidage des elfes vers ces retraites. Ces présages sont habituellement donnés par rêves et rêves éveillés, et si elle octroie des pouvoirs inhabituels à ses serviteurs, cela met toujours en scène un état altéré de perception – le pouvoir est reçu dans un état de transe, le sort ne peut être lancé que sur ceux qui dansent en transe, etc.

Caractéristiques

AL cb ; ALF cb, nb (tout elfe non maléfique); ZdC mysticisme, rêves, lointains voyages, mort, transcendance ; SY pleine lune avec archelune

Devoirs du clergé

Les prêtres de Sehanine protègent les morts, doivent combattre les créatures non-mortes, organisent les rites funéraires et sont aussi médiums. Ils aident à la préparation du voyage vers les terres mystiques des elfes, mais ne fournissent pas de guidance lors du voyage même (les révélations intuitives provenant de Sehanine elle-même). Retrouver les arcanes perdues et la connaissance magique, spécialement s'il s'agit d'illusions et/ou de fantasmes est un devoir principal des prêtres aventuriers de ce culte.

Obligations et pouvoirs

CR Sag 13 Int 11 ; AL cb, nb ; AP arc et flèches, javeline, bâton, faux, fronde, lance-pierres (fustibale) ; RA quelconque ; SI Générale, Astrale, Charme, Divination, Garde, Soins, Nécromancie, Protection, Pensée*, Voyageurs, Vigilance* ; PC 1) +2 aux jets de sauvegardes/mort magique . 3) infravision sur40 m 5) clair d'étoiles . 7) rayon de lune ; 9) rêve (l/sem) ; RM repousse ; LN 16; DV dé . Chamans oui

Chamans

CR Sag 10 ; AL n'importe quel bon ; LN 7 ; DV d4

Hanali Celanil (déesse intermédiaire)

Hanali est l'incarnation elfe de la romance, de la beauté et de l'amour. Elle a une fontaine de cristal d'une taille immense qu'elle ne partage qu'avec Aphrodite la déesse, et lègue occasionnellement un peu de ses eaux à ses prêtres supérieurs comme filtres d'amour. Hanali est vénérée par de nombreux elfes et demi elfes en honneur de l'amour qui a uni leurs parents. Hanali est un être d'une beauté intemporelle et de nature bénigne, pardonnant les transgressions mineures, et adorant récompenser ses fidèles méritants en leur faisant rencontrer un amour inattendu.

Hanali aime à voir la croissance de l'amour parmi les elfes, et son avatar agira souvent secrètement pour protéger de jeunes amants. Ses présages apparaissent sous forme de visions et rêves, mais aussi comme la soudaine es spectaculaire éclosion de fleurs, une abondance de fertilité naturelle, et la guidance de ses prêtres vers des endroits de beauté naturelle vierge.

Caractéristiques

AL cb ; ALF cb (tout elfe non maléfique) ; ZdC amour romantique, beauté ; SY coeur d'or.

Devoirs du clergé

Les prêtres d'Hanali président aux mariages et cérémonies de rite de passage pour les jeunes elfes. Ils doivent cultiver de beaux jardins, amasser des collections personnelles (ou collectives pour un temple) de gemmes, sculptures de cristal, etc. Ils doivent toujours être finement habillés. Il n'y a pas d'obligation au mariage, car Hanali se préoccupe de l'amour, et pas du mariage. Ils doivent toujours donner abri et secours aux jeunes amants.

Obligations et pouvoirs

CR Cha 1 3 . AI cb ; AP arc et flèche, filet, masse, attrape coquin, bâton, fronde ; RA cuir, maille elfique ; SI Générale, Charme, Création, Garde, Soins, Nécromancie, Plantes, Protection, Soleil, Vigilance*, Climat* ; PC 1 ) amitié3) charme personne (du sexe opposé) 7) Cha augmenté à 16 (+ 1 si déjà 16) 10) brasse des philtres d'amour 1 /semaine ; RM repousse à -2 niveaux ; LN 1 6 ; DV d6; Chamans oui.

Chamans

CR Cha 10 ; AL cb, nb ; LN 7 ; Dv d4 ; Autres ; restriction d'armes comme prêtre.

Labelas Enoreth (dieu intermédiaire)

Labelas Enoreth est le dieu qui a conféré la longévité aux créatures de Corellon lors de leur création. C'est Labelas qui a décrété que le visage des elfes ne serait pas marqué par le passage du temps, et son culte est donc en bon termes avec celui d'Hanali. De plus, Labelas coopère avec Sehanine pour veiller sur le déroulement de la vie des elfes, et leur croissance au delà des royaumes mortels. Labelas est aussi un dieu philosophe, un professeur et instructeur patient.

Labelas se préoccupe des changements transgénérationnels. et de la croissance de la connaissance et de la sagesse parmi les elfes ; il s'implique donc rarement directement dans la vie des individus Ses présages prennent la forme de signes et événements subtils cachés ou ambivalents, ne facilitant pas la tâche de ses prêtres dans l'interprétation de ces signes

Caractéristiques

AL cb ; ALF cb (tout elfe non mauvais) ; ZdC temps, longévité ; SY soleil couchant

Devoirs du clergé

Les prêtres de Labelas sont des philosophes et professeurs responsables de l'éducation êtes jeunes. et doivent répandre et acquérir des connaissances Ils rédigent aussi des livres d'histoire et chroniques.

Obligations et pouvoirs

CR Sag l2, Int 11 ; AL cb ; AI’ masse, dague couteau bâton fronde fustibale ; RA maille elfique. cuir ; SI Générale Animale Astrale Charme Divination Soins-, Nombres, Plantes, Protection Pensée Temps Clinmat’ PC 1) +2/jets de sauvegarde contre sorts empêchant ou gênant le déplacement 5) hâte ou lenteur’)) vieillissement .a la moitié de la vitesse normale . RM non ; LN 16 ; DV d6 Chamans non

Solonor Thelandira (dieu intermédiaire)

Solonor Thelandira est le dieu elfe de la chasse, des archers et de la survie en milieu hostile Sous ce dernier aspect, il est vénéré par de nombreux guerriers elfes, en plus des rôdeurs, chasseurs et hommes des bois. Solonor a son intérêt principal dans la conservation de la nature, l'équilibre entre les terres exploitées et cultivées d un côté et les terres sauvages laissées en jachère de l'autre. Ses talents d'archers sont connus pour être supérieurs à ceux de tout être

Solonor, comme Corellon et Fenmarel, veille sur les frontières des terres elfiques et peut fournir de l'aide à de forts et hardis guerriers et chasseurs piégés en territoire hostile Les présages de ce dieu prennent toujours la forme de phénomènes naturels ; vols d'oiseaux inhabituels, animaux sauvages au comportement étrange, et aussi le bris soudain des cordes d'arc ou de brindilles dans la forêt.

Caractéristiques

AL cb ; ALF cb tout (elfe non maléfique) ZdC archers, chasse ; SY flèche d'argent à l'empennage vert

Devoirs du clergé

Les prêtres de Solonor doivent conserver un équilibre naturel entre la chasse et la cueillette dans la nature sauvage, et l'intégrité de cette même nature. Ce sont des chasseurs et ils subviennent aux besoins de la communauté dans les terres les plus reculées Ils peuvent aussi présider aux cérémonies d'initiation à la vie adulte, surtout dans des contrées elfiques moins civilisées.

Obligations et pouvoirs

CR Dex 1 5 Con 10 ; AL cb . AP tous arcs et flèches, dagues, couteau, épée longue épieu ; RA cuir, ou maille elfique rendue silencieuse (voir le Manuel Complet du Voleur, p 1 01 ); SI Générale, Animale Elémentaire (toutes), Soins”, Nécromancie’ Plantes. Soleil Climat ; PC 1 ) + 1 au toucher avec tous arcs 3) parler avec les animaux 2/jour 7) +2 au toucher avec tous arcs et épieux lancés 9) + 1 Dex ou Con ; RM non ; LN 16 ; DV d8 ; Chamans oui

Chamans

CR Dex 13 ; AL cb. nb en ; LN 5 ; DV d6

Erevan Ileserë (dieu intermédiaire)

Erevan est une divinité versatile et imprévisible spécialisée dans le changement de forme. Il aime les bois et porte toujours du vert sur lui, mais il est aussi un dieu des voleurs et roublards, et a une faiblesse marquée pour le vin fin. Erevan est vénéré par quelques membres des petites races sylvaines, comme les esprits-follets et pixies C'est un dieu voleur par certains aspects, mais Erevan est totalement imprévisible il adore tout simplement s'amuser aux dépends d'autrui.

Erevan fait sa propre loi, mais il devient très dangereux si des races sylvaines et/ou de faibles groupes d'elfes sont menacés ; il étend sa protection aux petits et aux faibles. Ses présages sont souvent des suites de petits malheurs, la perte suivie des retrouvailles de petits objets de valeur, et ainsi de suite

Caractéristiques

AL en ; ALF en ; ZdC espièglerie, changement, roublards ; SY étoile nova aux rayons asymétriques.

Devoirs du clergé

Les prêtres d'Erevan sont totalement imprévisibles. Ils ont donc des “devoirs”” minimums, s'opposent à tout type d'intérêt pour une chose particulière, et adorent enfreindre les règles de la loi, fâcher les gens puissants, et généralement engendrer le chaos autour d'eux.

Obligations et pouvoirs

CR Int 1 3 ou Dex 1 3 ; AL en ; AP comme voleurs ; RA cuir, maille elfique ; SI Générale, Chaos, Charme, Création, Garde, Soins*, Protection*, Invocation*, Pensée* ; PC 1 ) +2 à tous jets de sauvegarde/sorts provenant de créatures loyales 3) +5°70 à 1 d6 talents de voleur si biclassé 7) changement d'apparence 2/four 9) détection faussée, non détection . RM non ; LN 16 ; DV d6 . Chamans oui

Chamans

CR Std ; AL cb, en, n ; LN 5 ; DV d4

AErdrië Faenya (déesse intermédiaire)

AErdrië Faenya est la déesse elfique de l'air et de l'eau. Amenant la pluie, elle est vénérée comme une source de fertilité. Elle est toutefois perçue comme une déesse distante, et le fait qu'elle soit aussi vénérée par certains aarakocras (ainsi que sa tendance définitivement neutre pour ce qui est de l'alignement) diminue légèrement la force de dévotion de certains elfes pour elle. La déesse se délecte de 1a, liberté dans les cieux, la musique des instruments à vent et (quelquefois) de fortes et violentes tempêtes d'éclairs. Elle apprécie tous les volatiles, les aarakocras et lammasus.

AErdrië est rarement directement impliquée dans la vie des elfes Elle s'identifie aux impulsions trop chaotiques, l'amour extrême de la liberté, et pourra donc aider des elfes oppressés par des créatures loyales. Elle donne rarement des présages à ses prêtres, et quand elle le fait, ils sont toujours sous forme de vents chuchotants.

Caractéristiques

AL cb (en) ; ALF en, cb, nb, n ; ZdC air, climat, volatiles ; SY nuage avec une silhouette d'oiseau

Devoirs du clergé

L'exploration et le maintien de bonnes relations avec les races de volatiles (p.e. aigles géants et aarakkocras) sont un devoir principal. Le développement de talents musicaux sur des instruments à vent et l'acquisition d'aides magiques au vol sont aussi importants

Obligations et pouvoirs

CR Std ; AL cb, en ; AP sarbacane, arc et flèches légères, dard, bâton, fustibale ; RA cuir. maille elfique ; SI Générale, Animale, Charme*, Élémentale (Air), Soins*, Protection, Invocation *, Soleil, Voyageurs, Climat . PC 3) chute de plume 5) vol9) invoquer 1d4 aigles géants2/semaine 1 2) invoquer élémental de l'air 16DV 2/semaine (doit être lancé en vol) ; RM non ; LN 16 ; Chamans non.

Lafarallinn (héros elfe)

La légende de Lafarallinn est un mythe archétypal raconté sous bien des formes, et c'est avant tout un conte moral. Il ne reflète pas la puissance martiale, bien que Lafarallinn ait un rôle de protecteur. Il donne un rôle primordial à l'art et à l'artisanat en tant que chemins vers le développement spirituel, et c'est surtout une légende de sagesse enseignée par les dieux aux elfes mortels – et inversement. C'est un mythe inhabituel, car ni les prouesses physiques ni l'intelligence du héros ne sont ses caractéristiques principales.

Lafarallinn est représenté comme un puissant rôdeur elfe, qui longuement protégé les frontières elfiques dans les temps anciens où les elfes étaient pourchassés par de nombreux ennemis, jadis quand un mal extraterrestre rôdait encore. Le jeune elfe adopta comme premier principe qu'appliquer les préceptes du Bien signifiait combattre le Mal. Si ce n'est pas bon, cela doit périr afin que le Bien triomphe, ainsi pensait le jeune elfe. Et il passait le Mal par le fil de son épée, sans rémission. Muni d'un anneau magique qui détectait immanquablement le mal, le rôdeur s'estimait virtuellement parfait dans sa quête de la destruction du Mal.

Corellon observa le coeur de cet elfe et y vit un manque de pitié. Il décida alors de donner une leçon à ce mortel ; cruelle leçon, mais le dieu estima qu'aucune diatribe morale n'aurait pu toucher un tel coeur. Lafarallinn se reposait dans une taverne entre deux aventures, et une jeune voleuse elfe lui chaparda sa bourse alors qu'il était en train de souper. Il la poursuivit dans les ruelles sombres, la rattrapa après qu'elle ait chu. son souffle coupé par une maladie qui lui rongeait les poumons. L'anneau de Lafarallinn brillait et il sortit son épée pour abattre la jeune malfrat. Mais sa main resta levée, et alors qu'il fixait les yeux sombres de la jeune femme, dilatés par la peur d'une mort imminente. Corellon donna à Lafarallinn une vision du coeur de la jeune fille. Le rôdeur y vit la cruauté et la brutalité de son enfance, la cruauté de ses pairs, l'indifférence de ses parents. Les sordides conditions de son éducation ; et le dieu fit prendre pitié au mortel de ce qu'elle n'aurait pu éviter de devenir. Et, alors que les mains du rôdeur s'avançaient pour toucher son visage, Corellon tira un peu de la maladie qui rongeait son corps vers ces mains. Lafarallinn pleura, ramassa le fragile corps de la fille et le mena aux soigneurs, utilisant la bourse récupérée pour payer les soins.

Leur aide fut sans effet. La fille fut consumée par une maladie tenace, et Lafarallinn se retrouva seul avec son amour pour elle. Ses mains infirmes ne lui permettaient plus de lever l'épée. Ensuite, l'avatar de Corellon lui apparut et lui conta la leçon qu'il venait de lui donner ; que l'amour et la pitié séparent le bien du mal, et étaient auparavant absents de son coeur. Lafarallinn s'écroula et regretta, mais trop tard, ses destructions passées. Il pria alors Hanali Celanil pour le pardon et des soins, mais la déesse ne pouvait contrer les actions de Corellon, et ses larmes furent inutiles.

Bien des années plus tard, Corellon lui-même quittait un conclave de bardes qu'il avait secrètement observé, quand il rencontra une personne voûtée, encapuchonnée et discrète qui s'en retournait dans la pénombre. Quelque chose interpella Corellon, et alors qu'il hésitait, une intuition fit retirer sa capuche à l'homme qui se tourna vers Corellon. Lafarallinn, maintenant dans la fleur de l'âge, reconnut le dieu, et tira silencieusement un sac de soie de ses vêtements. Du sac, il tira de ses mains tordues une statuette de la fille – qu'il avait aimée – et la montra au dieu, des larmes plein les yeux. Corellon inspecta le coeur de l'elfe et vit les années de travail concrétisées par la statuette, et la douleur constante due aux mains handicapées de l'elfe. Durant des années, Lafarallinn avait enduré son tourment, maintenant une inébranlable concentration sur cette statuette que son amour le motivait à sculpter.

Corellon en fut humilié. Sa leçon avait été bien apprise, et on la lui apprenait maintenant. Le dieu réalisa qu'il n'avait montré au mortel nulle pitié ou considération pour ses efforts ; il n'avait pas une fois regardé si Lafarallinn avait appris les vertus que Corellon avait cherché à lui enseigner. Prenant doucement ses mains, Corellon demanda à Hanali de le soigner comme elle l'avait désiré ; et posant doucement la main sur le front de Lafarallinn il enleva tout souvenir de ces années de douleur. Lafarallinn, en vieillissant, devint un grand prêtre servant à la fois Corellon et Hanali, et un artiste et sculpteur hors pair parmi les elfes. Quand son temps vint de quitter les terres des mortels, le mythe dit qu'il prit son armure et ses armes et, aidé par Corellon, partit dans les Abysses réclamer l'âme de son amour perdu. Avec la bénédiction de Corellon, les deux âmes partirent se reposer dans l'Olympe.

Ce conte a un côté sentimental, comme beaucoup de mythes elfes; mais il met l'accent sur la valeur de toute vie, la nécessité pour le bon d'être vigilant face à ses propres défauts. Il montre aussi le manque total de distance de Corellon face à ses créations.

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